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Orange mécanique (A Clockwork orange, 1971)

" L ’histoire d’un jeune homme qui s’intéresse principalement au viol, à l"ultraviolence et à Beethoven", prévenait le slogan de ce film sulfureux, devenu l’un des plus célèbres de l’histoire du cinéma, ainsi qu’un phénomène de société. Orange mécanique, avec son statut d’œuvre culte, à l’étrangeté trop tapageuse, n’est pourtant pas très bon, et c’est le film de Kubrick qui a le moins bien vieilli. Peut-être parce que, pour la première et dernière fois, le cinéaste s’est trouvé, esthétiquement, en phase avec son époque et à la mode, le psychédélisme, la pornographie, la culture pop.
Si Kubrick, dont le projet était de créer un univers antithétique à l’utopie futuriste de 2001en montrant comment les choses allaient réellement (mal) se passer, parvient à créer dans la première demie heure du film une atmosphère de violence fascinante et inédite, la suite du film, le conditionnement d’Alex, sa réinsertion impossible et la conclusion ironique sont d’une lourdeur irrecevable aujourd’hui. La balourdise de la démonstration transforme le film en véritable aubaine pour Les dossiers de l’écran. Ce fut d’ailleurs un débat bidon sur la violence dans la société qui assura la prospérité du film, avec sa BO et le look de son antihéros.
Le cinéaste y pousse son goût de la caricature à son paroxysme, en encourageant la propension des comédiens anglais au cabotinage le plus outrancier.
Olivier Père

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